lundi 14 novembre 2016

Enigme, quelle énigme ???

voilà les photos prises dans l'estuaire du Gouessant le 10 septembre, soit deux jours après la mort du jogger. 
Courrier adressé par courriel au procureur le 12 septembre. 
 Monsieur le Procureur,    à la lecture de la presse régionale nous découvrons vos prises de positions sur la mort d’un joggeur à Hillion, qui nous laissent perplexes. Rendus sur les lieux de cet accident tragique samedi 10 septembre, nous avons constaté les faits suivants : 
  - présence persistante d’algues vertes partout dans et aux abords du Gouessant;  
 - décomposition des algues dans la vase lui donnant cette couleur noire caractéristique avec conséquemment dégagement d’hydrogène sulfuré dont nous avons pu mesurer une concentration allant jusqu’à 360 ppm, alors que par prudence nous sommes restés à la lisière de ces zones dangereuses; 
- odeur d’oeufs pourris caractéristique de la présence d’hydrogène sulfuré aux abords des vasières jusqu’au chemin de randonnée surplombant le Gouessant;   
- par coefficient de marée décroissant, deux jours après le drame les lieux n’étant pas ou peu atteint par la mer, la situation n’a pu changer. Et si elle l’avait fait, c’eût été plutôt pour évoluer vers une putréfaction moins grande ce samedi, deux jours après le drame, en ces périodes de pluie et de moindre chaleur. 
   Ces faits sont en complète contradiction avec vos déclarations.
   Par ailleurs, telle n’est pas notre surprise de vous entendre qualifier d’énigme la mort de sangliers dans cette zone en 2011 alors que deux rapports, ceux de L’ANSES et de l’INERIS, ont clairement identifié comme hautement probable le décès des animaux par inhalation d’hydrogène sulfuré issu de la putréfaction des algues vertes.
   En conséquence, et compte-tenu de ces précédents, l’absence d’autopsie du corps de la victime, et le refus manifeste de fait de toute enquête sur les causes de la mort de la victime nous apparaissent incompréhensibles. De même nous nous interrogeons sur l’absence totale sur les lieux de signalisation appropriée mentionnant ces dangers. 
   C’est pourquoi nous vous saurions gré de bien vouloir nous indiquer les motifs qui vous ont conduit à écarter d’emblée la présence d’hydrogène sulfuré sur les lieux comme cause de la mort de la victime, en renonçant délibérément à vous appuyer sur des analyses scientifiques et médicales.

samedi 12 novembre 2016

Rencontre avec Ines Léraud journaliste de France Culture

Inès LERAUD, jeune et talentueuse journaliste d'investigation à France Culture, invitée de l'association ''Sous le vent, les pieds sur terre''à Trébrivan

Samedi 5 novembre 2016, à la salle des fêtes de Trébrivan (22), avait lieu la 5ème et dernière étape du ''Tro Breizh marées vertes et algues bleues'' co-organisé par les associations de défense de l'environnement de l'Armor et de l'Argoat. Comme cet été, sur les plages concernées par les marées vertes, l'auditorium-forain de C.V.B. proposait une rediffusion d'un reportage radiophonique d'Inès Léraud : ''Algues vertes, le déni'', extrait de son journal breton découvert en mai dernier sur les ondes nationales de France Culture.

Captivée par l'écoute de ces deux émissions, l'assistance nombreuse et attentive a pu dialoguer avec Inès Léraud dans un espace théâtralisé, très convivial. Elle a présenté son parcours professionnel puis donné ses impressions sur la Bretagne dont elle découvre les codes et les paysages mais qui lui semble n'être qu'une vaste entreprise de l'agro-bizness. Dans cette région il n'est pas facile de parler sans crainte des pratiques agricoles et de leurs conséquences sanitaires et sociales. Si les pressions du lobby de l'agriculture industrielle peuvent s'expliquer, pourquoi les Services de l'Etat jouent-ils un rôle aussi actif dans ce déni que constate la journaliste de France Culture ? Actuellement, comme une ethnologue, elle a choisi de poursuivre son journal breton en résidant sur son terrain d'enquête car elle prépare une seconde série de reportages pour l'émission de Sonia Kronlund ''Les pieds sur terre''.

Les principaux responsables des associations qui constituent la ''Coordination Verte et Bleue'' (C.V.B.) étaient présents : Sylvie Gourdon et Erwan Chotard, Jean Hascoët, Jacques Pérennès, Vincent Esnault, Yves-Marie Le Lay ainsi que Jean Cabaret (représentant la Confédération Paysanne des Côtes d'Armor), René Louail et Thierry Thomas (paysans), Serge le Quéau (représentant le Syndicat Solidaires), plusieurs ouvriers intoxiqués de Nutréa-Triskalia, Michel Besnard (Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest) ainsi que Mme et M. Morfoisse. 
Toute l'assemblée a beaucoup apprécié de faire la connaissance d'Inès Léraud et était ravie de se retrouver à Trébrivan car il y avait les courageux donneurs d'alerte, mais aussi les indignés, les obstinés, tous ceux qui résistent à la résignation et qui bataillent contre l'inacceptable. Ils étaient venus de toute la Bretagne, de Brest à Rennes en passant par Douarnenez, Fouesnant, Morlaix et ailleurs..., paysans engagés, citoyens éclairés, associatifs infatigables, pour rencontrer la journaliste, s'informer et se ressourcer.

A l'occasion d'une pause musicale interprétée par Corentin CHOTARD à l' highland bagpipe (grande cornemuse d'Ecosse), quelques danseurs ont fait tourner la gavotte infinie des obstinés ; cette rencontre s'est prolongée par un ''bio-repas'' très convivial qui a réuni une cinquantaine de personnes heureuses d'être ensemble.


samedi 15 octobre 2016

Jogger décédé dans l'estuaire du Gouessant à Hillion début septembre 2016

RAPPORT SUR LA DANGEROSITE DES VASIERES : Jogger décédé dans l'estuaire du Gouessant à Hillion début septembre 2016
Le associations de la Coordination Verte et Bleue, dont Halte aux marées vertes et Sauvegarde du Trégor, se sont immédiatement mobilisées pour alerter sur le lien déjà connu (après la mort du cheval et des sangliers) entre algues vertes enfouies dans la vase et présence d'hydrogène sulfuré. Elles ont déposé une plainte pour mise en danger délibérée d'autrui auprès du Tribunal. http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/hillion/joggeur-decede-a-hillion-une-plainte-deposee-23-09-2016-11228897.php
Dans un premier temps, le Préfet et le Procureur ont essayé de classer l'affaire. Puis face au battage médiatique mené par les associations, le Procureur a fini par demander une autopsie et le Préfet a du rendre public un rapport tenu secret depuis 2012, dans lequel est établie la dangerosité de la vasière où est mort le jogger. 
http://www.cotes-darmor.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Inventaire-des-vasieres-du-littoral-des-Cotes-d-Armor

dimanche 31 juillet 2016

Tro-Breizh Marées vertes du 9 au 12 août 2016 sur 4 plages bretonnes

 TRO-BREIZH MAREES VERTES 2016


Cet été, des associations de la Coordination Verte et Bleue vous invitent à une Pause Radio 
sur la plage

dans son  auditorium forain du mardi 9 août au vendredi 12 août.


Ecoute du reportage radiophonique d'Ines LERAUD, Algues vertes, le déni 

France-Culture, Les Pieds sur Terre,  
Journal Breton, épisodes 7 et 8, diffusés les 19/05 et 10/06/2016


à partir de 14h30 sur les plages concernées par les marées vertes:







FOUESNANT Mardi 9 août :  Plage du Cap Coz, Baie de la Forêt

DOUARNENEZ Mercredi 10 août : Plage du Ris, Baie de Douarnenez

PLESTIN Jeudi 11 août ; Plage de Plestin les grèves, Baie de Lannion

PLENEUF Vendredi 12 août : Plage de Val André, Baie de Saint Brieuc





Ce Tro-Breizh Marées vertes 2016 sera l'occasion de rencontrer les associations de la Coordination Verte et Bleue, qui combattent la prolifération des algues vertes sur les plages et des algues bleues dans les plans d'eau douce en Bretagne.
Ces associations participent activement au Plan Algues Vertes, militent pour le changement des pratiques agricoles, seule condition pour sortir des marées vertes et des pollutions associées, de la source à la mer :  
Association pour la Sauvegarde du Pays Fouesnantais (ASPF), Baie de DouarneneZ Environnement (BDZE), Halte aux marées vertes, Sauvegarde du Trégor, Sous le Vent, les Pieds sur Terre-Trébrivan, Comité de soutien à la famille Morfoisse,  
avec André Ollivro et Yves-Marie Le Lay, auteurs du livre  « les marées vertes tuent aussi. »

samedi 30 juillet 2016

Algues vertes, un mort pour rien ???

Un mort pour rien ?  
A Binic, en Côtes d'Armor, le 22 juillet 2009,  dans le cadre de sa profession,  lors de son 3ème transport d'algues vertes en putréfaction, Thierry MORFOISSE décède au volant de son camion : il effectuait ce travail sans aucune protection sanitaire !


A l'époque, le Président du Syndicat de traitement des ordures ménagères de Launay-Lantic informe immédiatement le Préfet et le Procureur de la République des circonstances du drame... Tout de suite, c’est le déni : pas question d’établir de lien entre la toxicité des algues en putréfaction et le décès de Thierry MORFOISSE... Reste ensuite à une justice peu regardante de refuser d’ouvrir un procès au motif que la victime serait morte d'un infarctus du myocarde. Depuis, le dossier s'enlise et sa fille, Carolanne, demande que la mort de son père soit reconnue comme un accident du travail.


Depuis l'accident mortel de Thierry MORFOISSE, les administrations préfectorales obligent les ouvriers qui ramassent et transportent les algues vertes à être désormais, dans des cabines fermées, pressurisées et être équipés de masques et de détecteur du gaz mortel : l'hydrogène sulfuré... Si ce règlement avait été appliqué avant, Thierry serait -il mort ?


Pour l'instant, les juges ne se sont pas donné les moyens de répondre à cette question : refus répété d’une contre-expertise, refus de prendre en compte l’hydrogène sulfuré (H2S) retrouvé dans les échantillons sanguins de la victime, refus de replacer cette mort dans le cadre des nombreuses autres intoxications humaines et animales de même nature.

Étrange enquête où on semble vouloir en savoir le moins possible sur les véritables causes du décès de Thierry MORFOISSE… Une ordonnance de non-lieu est rendue le 9 juin 2016 !


Nos associations soutiennent la famille de la victime et la bataille juridique se poursuit ! Tout sera fait pour que cette mort soit reconnue comme un accident du travail.


La politique de l'autruche, voudrait bien étouffer le dernier message téléphonique de Thierry avant sa mort :

'' J'en ai marre des algues, putain d'algues ! ''

vendredi 29 juillet 2016

Plages : derrière le décor....

Derrière le décor
L'été en Bretagne, l'air tonique, la mer vivifiante,la campagne pittoresque, les rivières poissonneuses....


L'air ?  Pas si pur....Il est souvent chargé de gaz toxiques, tels que l'ammoniac (NH3) des lisiers et fumiers aux abords des élevages. les pesticides épandus sur les cultures, sans oublier l'hydrogène sulfuré (H2S) des algues en décomposition sur les plages.


La mer ?  Pas si propre...La qualité des eaux de baignade est suivie par l'Agence Régionale de Santé qui peut fermer la plage en cas de contamination bactériologique (drapeau violet). La pêche à pied des coquillages est très souvent interdite à cause de la présence de toxines dans le phytoplancton. Les ramassages répétés d'algues vertes contribuent à la disparition du sable, à l'appauvrissement de la biodiversité de l'estran, remplacée par les macro-déchets plastiques !


La campagne ?  Pas si belle...La beauté du bocage laisse place à des océans de maïs, avec une terre lessivée et acidifiée, stérilisée par les épandages d'engrais et de pesticides.


Les rivières ?  Pas si vivantes....Les truites et les saumons sauvages se sont fait rares, les taux de nitrates ont augmenté vertigineusement depuis les années 70. Aujourd'hui, beaucoup des eaux destinées à la consommation humaine dépassent 25mg/l, le seuil souhaité par l'Organisation Mondiale de la Santé.  En été, dans les rivières, les canaux et les plans d'eau, la baignade, les sports nautiques et la pêche sont de plus en plus souvent interdits à cause de la prolifération des ''algues bleues'' (nommées ''fleurs d'eau d'algues bleu-vert'' par nos cousins du Québec) : trop de phosphore et parfois, aussi, d'azote...


Pour retrouver des plages sans marées vertes, il faudrait d'après tous les scientifiques descendre les taux de nitrates à 10 mg/l.  
C'est possible, avec moins d'animaux à l'hectare, des systèmes herbagers, des exploitations en agriculture biologique.... qui nous nourrissent plus sainement !

mardi 13 octobre 2015

Trébrivan : nouveau rebondissement pour la ferme-usine des 1000 truies

Communiqué

Ferme-usine des 1000 truies à Trébrivan (Côtes d'Armor)
Recours en annulation de l'arrêté préfectoral du 7 octobre 2014

En lutte depuis juillet 2008 contre une ferme-usine implantée dans le château d'eau de la Bretagne, l'association ''Sous le Vent les pieds sur terre'', membre de la ''Coordination Verte et Bleue'' (CVB) a obtenu en juillet 2012 l'annulation de l’arrêté d'autorisation d'exploiter pour cette maternité porcine industrielle de 1000 truies à Trébrivan ; cette annulation a été confirmée en appel, à Nantes, en septembre 2014.
En réplique, le Préfet des Côtes-d'Armor a pris le 7 octobre 2014 un arrêté autorisant à nouveau l'exploitation de cette usine, qui produit chaque année 23.000 porcelets. ''Eau et Rivières de Bretagne'' - association régionale dont l'association locale est adhérente - vient de déposer le 7 octobre 2015 un recours en annulation auprès du Tribunal administratif de Rennes à l’encontre de ce nouvel arrêté.
La ''Coordination Verte et Bleue'', dont l'objet est la lutte contre les marées vertes en mer et les algues bleues dans les eaux douces, soutient l'initiative d' ''Eau et Rivières de Bretagne'' qui prend ici le relais de ''Sous le Vent les Pieds sur Terre''.
La pollution des marées vertes et des algues bleues a une cause bien identifiée en Bretagne, notamment, l’excédent de nitrate épandu sur les sols (75 000 tonnes en trop chaque année) pour lequel l'élevage porcin hors sol porte une lourde responsabilité. Il est temps que les pouvoirs publics, issus des élections, prennent les dispositions nécessaires plutôt que de défendre le lobby porcin en refusant d'appliquer les jugements des tribunaux.

Contacts : Sylvie GOURDON, 02 96 36 63 63

mardi 6 octobre 2015

Dans un combat...il faut savoir danser !!

Environ 200 personnes (militants, danseurs et musiciens) ont dansé à Trébrivan,

 Invités à la table de presse des représentants de ''Douar didoull'' (projets miniers en Centre Bretagne), ''Solidaires'' (comité de soutien aux ex-salariés de Nutréa-Triskalia intoxiqués par des pesticides), ''ATTAC'' (campagne anti requins = financiarisation de l'agriculture), ''Eau & Rivières de Bretagne''

Invités dans la salle des artistes de la ''Pig MASCARADE'' Monique LYUTON, Martine PRUD'HOM, Rodolphe LEDIAZEC.

Présence des associations de CVB (Coordination marées Vertes et Bleues), de René LOUAIL, paysan et conseiller régional, Inès LERAUD, journaliste et réalisatrice d'un remarquable reportage sur Radio France en trois volets (affaire des intoxiqués de Triskalia), Christine TRIBONDEAU (co-auteur avec Jocelyne PORCHER de ''Une vie de cochon'')


Prise de parole de Sylvie GOURDON, présidente de l'association Sous le vent les pieds sur terre

Bonjour à toutes et à tous. C'est vraiment réconfortant de vous retrouver au fil des années ; je vous remercie de votre fidélité. Un grand grand merci, aussi, à tous les musiciens, chanteurs, artistes, humoristes et à tous les bénévoles qui nous soutiennent. Grâce à vous tous, nous pouvons organiser en Centre Bretagne ces rassemblements militants et festifs que partout ailleurs on nous envie car c'est une véritable force !

Plus que jamais il nous faut dire : « Halte aux ferme-usine et à l'agrobizness ». Il nous faut dénoncer la folie des grandeurs de cette poignée d'industriels qui, dans son arrogance, prétend nourrir le monde alors qu'elle l'affame et l'empoisonne... lentement mais sûrement ! Stop au suicide collectif des paysans planifé par la machiavélique FNSEA comme l'explique si bien Fabrice NICOLINO dans son dernier livre : « Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu'est devenu l'agriculture »

Alors aujourd'hui, où en sommes- nous à Trébrivan ?

La Méga porcherie continue de fonctionner en toute légalité car le préfet des Côtes d'Armor a signé une nouvelle autorisation d'exploitation faisant fi de toutes nos victoires juridiques à Rennes, comme à Nantes en Cour d'Appel ! Alors, après ce grand coup sur la ''hure'' que fallait-il faire ? L'année dernière je vous le disais bravement « On ne lâche rien, le combat continue... » Alors nous avons continué et dépassé ce petit « coup de blues »
Premièrement : Nous avons alerté les médias qui ont largement commenté, au niveau national, le scandale de ce nouvel arrêté préfectoral. Vous trouverez à l'entrée de la salle une mini-revue de presse qui témoigne de ce travail.
Deuxièmement : Nous (petite association de défense de l'environnement), nous avons décidé de passer le relais aux grandes associations, car notre dossier est devenu emblématique et politique comme la ''ferme-usine des 1.000 vaches'', dans la Somme. Oui, nous passons le relais car il ne faut pas que ce dossier soit noyé dans les fosses à lisier ou dilué dans la résignation.
 
Donc, affaire à suivre ; on compte sur vous et nous aurons encore besoin de tout votre soutien car les temps sont durs et les combats sont nombreux, ils se gagnent dans la durée. A ce propos, je pense à Armand ROBIN (ce grand homme de lettres, né à Plougernevel un village tout près d'ici) il écrivait, dans les années 50 :
''La terre est en peine en ce moment ; il ne faut pas dormir mais veiller avec elle et presque la consoler ;
l'intuition aimante peut beaucoup pour elle, peut seule être près d'elle partout où elle souffre ;
il ne faut surtout pas dormir, mais chercher et soigner jusqu'en nous-mêmes son mal''.
Puisque nous sommes dans les citations et pour reprendre le cours de la fête, écoutons les conseils du célèbre boxeur nord-américain, Casius Clay :
''Dans un combat, pour tenir dans la durée et éviter les coups... il faut savoir danser'' !
Alors dansons maintenant !


lundi 14 septembre 2015

Trébrivan 4 octobre, fest-deiz, pour une agriculture paysanne


Un an déjà ! Tocsin à Morlaix 19 septembre 2015 à midi



Tocsin à Morlaix



Un an déjà ! Le 19 septembre 2014, l'Hôtel des Impôts et le centre de la MSA étaient incendiés et saccagés. Qu'on ne s'y méprenne pas, ce n'était pas une opération commando, mais une manifestation de routine de plusieurs heures, avec tracteurs, bennes à décharger et pneus à brûler. Surtout pas de forces de l'ordre qui pourraient apparaître comme une provocation pour ces casseurs. Depuis un demi-siècle, la Bretagne connait de telles casses, sans que la Justice ne s'en alarme beaucoup. Quant aux préfets et ministres, ils gesticulent le lendemain et attendent ensuite que tout le monde "oublie cet incident". Des élus vont plus loin, ils comprennent les casseurs, leur "énervement". Quant au responsable départemental de la FNSEA, " il leur tire un coup de chapeau « .



Et depuis ce 19 septembre, que s'est-il passé ?

jeudi 3 septembre 2015

L'alchimie des algues vertes

L’alchimie des marées vertes !
L’opinion commune pense non sans raison qu’exploiter au mieux l’effet d’aubaine, surtout quand on fait d’un mal un bien, est une manifestation d’intelligence. Après tout, ne répète-ton pas que s’adapter à une situation nouvelle en surmontant les obstacles qu’elle oppose est la meilleure preuve de cette intelligence ? Alors, quand en plus, on en tire profit, quoi de mieux !
Appliquons cette règle aux marées vertes et autres débordements d’algues sur les plages. Elles sont au mieux une gène, au pire un danger sanitaire par leur putréfaction. Leur ramassage a un coût. Alors, mettez un industriel sur le coup. Il les ramassera pour lui, et le coût écologique, sanitaire et économique baissera d’autant. Qui ne souscrirait à pareil raisonnement ? On comprend pourquoi les pouvoirs publics font des ponts d’or à tous ceux qui prétendent valoriser ces déchets.
Paradoxalement, ce raisonnement n’est pas trop simple, mais au contraire bien compliqué. Et en cette matière comme en d’autres, il faut privilégier la simplicité. Celle-ci commande de remédier aux causes qui créent ce mal, ici l’agriculture intensive et les excédents de nitrates qui parviennent à la mer. Point. On sait ce qu’il faut faire. Donc, il faut le faire.
D’où viennent ces complications qui semblent pourtant frapper du bon sens ? Précisément de la volonté de ne pas faire. Et comme on ne s’attaque pas au mal, ici les excédents de nitrates, l’aubaine consiste à changer la figure du mal par tout un jeu de langage et par un changement des représentations. Voilà comment un déchet nocif devient une source de richesses. Quel aveu ! Comment mieux dire qu’on s’accommode de cette situation qui pose problème, en ne le résolvant pas mais en s’assurant qu’il dure, puisqu’on en tire profit !
L’intelligence est bien cette capacité à s’adapter à des situations nouvelles problématiques auxquelles on n’a pas été préparé, ici l’échouage massif d’algues sur les plages. Et valoriser ces échouages, c’est subir la situation en donnant le change de l’avoir surmontée. Tout le contraire d’une adaptation qui évalue lucidement les obstacles, pour les écarter. Bref, tout le contraire de l’intelligence… Chacun appellera cela comme il l’entend. !
Mais le manque de perspicacité ne s’arrête pas là. Ces décideurs publics, non contents d’entretenir ce mal qu’ils demandent à tous de voir comme un bien, en crée un autre plus pervers. Les voilà tout entiers aux mains de ces industriels, Olmix et autres, dont ils ont tant besoin, et à qui ils doivent tant. Sans eux, plus de change, plus d’entourloupe, obligés qu’ils sont de revenir à la réalité si dérangeante pour eux : ces algues sont là, puisqu’on ne fait rien ou si peu pour qu’elles n’y soient plus. Les voilà devenus les pâles serviteurs de ces bonimenteurs qui, au mieux, n’useront que de quelques pour cent des algues échouées, et qui, pour ce service, exigeront toujours plus d’argent public, celui-là que chacun de nous apporte à la collectivité pour son mieux-être.
On peut sourire des alchimistes qui, au Moyen-Âge recherchaient la pierre philosophale transmutant les métaux vils en or. Il ne faut plus sourire quand aujourd’hui de biens piètres décideurs politiques cachent leur veulerie, ne pas s’attaquer à l’agriculture industrielle à l’origine de ces échouages d’algues, par des postures qui empruntent plus à Guignol qu’à l’alchimie dans leur vaine tentative de nous faire passer des monceaux de déchets nocifs pour des perles rares. !
Yves-Marie Le Lay, président de Sauvegarde du Trégor

mardi 1 septembre 2015

Courrier au Garde des Sceaux

Les associations de la Coordination Verte et bleue s'adressent à la Ministre de la justice : Nous nous permettons de vous adresser ce courrier pour vous alerter sur l’état de la justice en Bretagne et les inquiétudes que nous formulons à son égard.
Un des adhérents de nos associations a fait l’objet d’un rappel à la loi par
Monsieur le procureur adjoint de Quimper pour apposition illégale de publicité près d’un monument historique sur la commune de Fouesnant. Ce fait n’a rien d’anodin, quand on connaÏt le nombre de panneaux publicitaires apposés en toute illégalité sur le département du Finistère et en Bretagne toute entière. A notre connaissance, il ne s’est trouvé aucun afficheur qui ait eut droit à pareil rappel à la loi et encore moins n’ait été sanctionné au regard d’une législation depuis le 13 juillet plus sévère à l’égard de tels actes, et pourtant postérieure aux faits reprochés.

Ce fait n’est pas anodin non plus dans le contexte particulier que connait notre région avec des actes successifs de vandalisme contre les biens publics et privés. Dans ces cas, l’impunité à l’égard de ces auteurs devient une règle à laquelle nous ne nous résignons pas.
Comment comprendre, que trop rarement des suspects soient entendus, et qu’encore plus rarement des coupables jugés. Comment comprendre le zèle de la justice à l’égard d’un adhérent qui n’a dégradé aucun bien et le laxisme fréquent à l’égard de ceux qui s’en prennent, quels que soient les motifs, à des biens publics et privés ?
Interrogé sur ces faits par nos associations pour connaître l’état de l’enquête
sur les responsables de la casse et l’incendie de l’Hôtel des Impôts à Morlaix le 19 septembre 2014,
Monsieur le Procureur de Brest n’a pas souhaité nous répondre. La seule information à notre disposition, délivrée par la presse, a constitué à justifier cette carence par la difficulté de l’enquête. Nous ne pensions pas que les services de renseignements et de police soient aussi indigents au point de n’avoir livré si peu d’éléments après une casse qui a duré plusieurs heures.
Surtout, comment ne pas mettre en relation cette prétendue difficulté à identifier
les auteurs de tels actes de vandalisme avec l’impunité manifeste dont a joui un responsable syndical agricole n’hésitant pas à valoriser cette destruction de bâtiments publics en adressant dans les médias un « coup de chapeau » à leurs auteurs ? Dans ce cas, il n’a jamais été question de rappel à la loi par le même Procureur qui sanctionne cet adhérent pacifique.
Madame la Ministre, est-ce que l’apologie de la violence collerait tellement avec la violence habituelle que subissent les Bretons qu’elle apparaitrait insignifiante à Monsieur le procureur, ou au moins bien moins grave que l’apposition éphémère d’affiches sur des grillages illégaux aux abords d’un monument historique qu’il n’a jamais été question de dégrader ?
Cette question mérite d’autant plus d’être posée que l’auteur de cette apologie
de la violence a été reçu par Monsieur le Préfet de Région trois semaines plus tard sans qu’il ait jugé bon de lui signifier son désaccord profond au moins à l’encontre d’une telle déclaration.
Madame la Ministre, au nom des pouvoirs que vous confère votre fonction,
gardienne des institutions, nous vous demandons de tout faire pour que cesse ce fonctionnement partial des institutions judiciaires en Bretagne. Nous partageons, nous le pensons, la même idée que partout où la violence triomphe, la justice recule d’autant plus qu’elle se fait forte avec les faibles et faible avec les forts. Il est grave que des citoyennes et des citoyens perdent toute confiance dans les institutions de la République. Nous comptons sur vous pour la rétablir.

lundi 25 mai 2015

Pig parade : une escroquerie intellectuelle (par un lecteur de la presse locale)

Nous avons trouvé dans l'espace des lecteurs du Télégramme cette réaction fort juste à un article paru sur la relation artiste/agriculteur : 

"Il y a de l'escroquerie intellectuelle à tous les étages. 
Escroquerie intellectuelle, de montrer des cochons imaginaires, commis par des individus probablement intéressés financièrement, et qui n'ont évidemment rien à voir avec la réalité des millions d'animaux qui vivent sur du sol plastique et mangent des granulés toute leur pauvre vie, à la lumière artificielle des usines concentrationnaires où ils sont parqués. Détourner la réalité, la masquer sous les artifices d'une foire aux croûtes, oui c'est de l'escroquerie intellectuelle. On se moque littéralement des cochons, et des gens. Qu'on laisse donc un ou deux photographes indépendants faire des reportages dans les usines à cochon de la région et exposer la réalité sur les places publiques. 
La seconde escroquerie intellectuelle concerne les gens qui se sont commis à réaliser des cochons peints en béton, dans cette opération de foire commerciale... en tant qu'intellectuels, on aurait pu espérer qu'ils auraient refusé de participer à cette exhibition bétonno-colorée, par simple respect pour la dignité animale. Un show commercial à fuir comme un tonne à lisier ! "

http://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/pig-parade-le-bel-echange-artiste-agriculteur-24-05-2015-10639843.php

mardi 12 mai 2015

Tocsin en Bretagne samedi 16 mai 11h devant la mairie de Morlaix

Communiqué des citoyens indignés 
Vous n'avez pas oublié lé tocsin, cette manifestation sonore des citoyens indignés par l'impunité chronique dont jouissent les casseurs de bâtiments publics en Bretagne ? Rappelez-vous, le 19 septembre dernier, l'Hôtel des Impôts et le centre de la MSA étaient incendiés et saccagés. Qu'on ne s'y méprenne pas, ce n'était pas une opération commando, mais une manifestation de routine de plusieurs heures, avec tracteurs, bennes à décharger et pneus à brûler. Surtout pas de forces de l'ordre qui pourraient apparaître comme une provocation pour ces casseurs. Depuis un demi-siècle, la Bretagne connait de telles casses, sans que la Justice ne s'en alarme beaucoup. Quant aux préfets et ministres, ils gesticulent le lendemain et attendent ensuite que tout le monde "oublie cet incident". Des élus vont plus loin, ils comprennent les casseurs, leur "énervement". Quant au responsable départemental de la FNSEA, " il leur tire un coup de chapeau « .

Et depuis le 19 septembre, que s'est-il passé ? Il a fallu six mois pour que six prévenus soient entendus par le Procureur de Brest, sans que l'on connaisse la date d'un quelconque procès. Six mois alors qu'il suffit de quelques secondes pour trouver des images et des vidéos de cette casse et de leurs auteurs sur internet. Six mois alors que dès le lendemain, le même procureur avait toute possibilité de s'enquérir auprès de ce responsable agricole zélé de l'identité de ces casseurs et même de lui signifier qu'il était passible d'une condamnation pour apologie de la violence.  

Comment de tels faits ne peuvent-ils pas être interprétés comme un laxisme coupable des autorités devant ce type de casse ? La Justice est-elle aussi clémente, aussi faible pour un vol à l'étalage, un excès de vitesse, ou la casse de vitrines lors de manifestations ? Dans ces cas, elle agit, elle juge, elle condamne. Pourquoi ne fait-elle rien de tout cela quand il s'agit de dégradations de bâtiments publics ou privés occasionnés par quelques exploitants agricoles ?
Contre la faillite de l'action des institutions publiques, et de celle de la représentation politique, des citoyennes et citoyens ont décidé de se lever. Chaque mois, pour rappeler à tous cette casse du 19 septembre, ils sonnent le tocsin. Par cette manifestation sonore, ils veulent dire aussi qu'aucune société ne peut durer dans l'injustice que constitue l'impunité pour les auteurs de délits. Enfin, ce tocsin s'adresse à tous les responsables politiques, administratifs, judiciaires, représentant l’Etat : personne ne leur a donné mandat de se soumettre à un quelconque groupe de pression. Qu'ils se ressaisissent et fassent appliquer les règles du vivre-ensemble et les lois de la République. 

Alors rejoignez les, SAMEDI 16 Mai devant la MAIRIE de MORLAIX à 11h.  Munissez-vous d'un sifflet, d'un cor, d'une trompette, de tout instrument de votre choix pour porter haut et fort ce message.

vendredi 8 mai 2015

Marche Monsanto CARHAIX samedi 23 mai 14h30

Journée mondiale contre MONSANTO Samedi 23 mai 2015
Carhaix (29)
14h30 marche citoyenne. Départ Espace Glenmor
17h00 ciné-débat "Bientôt dans vos assiettes" Paul Moreira au cinéma le Grand bleu

MONSANTO, Kezako ?
Cette entreprise ne vous dit rien ? Elle est pourtant bien présente dans votre vie !
Le fameux ROUND UP dont le potentiel cancérigène vient d’être pointé par l'OMS, c'est Monsanto !
Derrière le soda que vous buvez, les biscuits d'apéro que vous grignotez, le désherbant que vous pulvérisez ou le nuage de pesticides diffusé par l'agriculteur voisin, « le vautour » Monsanto rôde...
Du champ à l'assiette, de la semence brevetée OGM jusqu'aux additifs, en passant par les fertilisants, les pesticides, et les   hormones de croissance, Monsanto contrôle la production     alimentaire.
Ces apprentis-sorciers polluent nos sols et nos rivières. Ils     remettent en cause le droit ancestral des paysans à user       librement de leurs semences. Ils influencent nos gouvernants pour imposer aux peuples des lois et des traités (TAFTA par ex.) qui appuient leur main-basse sur le Vivant. Nos «agri-managers» français sont complices et le groupe financier Sofiprotéol-Avril avec son pdg Xavier Beulin (également président de la fnsea) en est l'un des meilleurs exemples…
 Ce 23 mai, partout à travers la planète, marchonscontre ce projet totalitaire et  mortifère.
Marche contre Monsanto à CARHAIX samedi 23 mai 14h30
Alors, MONSANTO ?
Non, MA SANTÉ  !
Pour connaître les marques qui ne garantissent pas  l’absence d’OGM et de pesticides tueurs d’abeilles dans la fabrication de leurs produits : http://greenpeace.fr/guetteur/

A l'appel de Alerte à l'Ouest, Sous le vent les pieds sur terre, Baie de Douarnenez Environnement, Coordination verte et bleue, Eau et Rivières de Bretagne, ASPF Fouesnant, AE2D, Sauvegarde du Trégor, Ingalan Bro Montrouez, Syndicat des apiculteurs professionnels, Attac, Solidaires Bretagne,
et la présence des ex-salariés de Nutréa-Triskalia, victimes des pesticides

mercredi 6 mai 2015

Associations, citoyens, artistes, rejoignez la Pig Mascarade !

La Pig Parade = 15 x 700 kg de cochons en béton

Attention, derrière ces cochons qui rient, 
se cachent les cochons qui crient !

Ouvrons les yeux ! Ces cochons naïfs, faits pour animer l'espace public et séduire les promeneurs, tentent de nous éloigner des réalités et de nous faire oublier les effets désastreux de l'élevage industriel. 

Que se cache-t-il derrière cette Pig Parade joviale et colorée présentée comme "artistique" par le Comité Régional Porçin et censeée "changer l'image du métier d'éleveur" auprès du public ? 

Un mode de production animale aux conditions concentrationnaires qui pollue nos rivières et nos rivages, qui génère de la souffrance animale, qui ne fait pas le bonheur de tous ceux qui y travaillent....Ce modèle, nous n'en voulons plus ! Il existe d'autres modèles plus épanouissants, respectueux du bien-être animal et de l'environnement. 

Une opération promotionnelle financée par nos impôts. Les décideurs politiques, au lieu d'encourager une agriculture plus vertueuse, cautionnent un système qu'ils devraient combattre. Faisant passer cette opération de communication pour une action culturelle, ils participent à son financement avec des fonds publics. Quelle générosité en période d'austérité !! Le Conseil Régional verse 30 000 euros, la ville de Quimper 10 000 euros, la ville de Perros-Guirrec 3000 euros...et pour quels bénéfices culturels ???  Après avoir payé pour aider ces élevages industriels, payé pour cette Pig Parade, nous devrons encore payer pour nettoyer les plages envahies d'algues vertes !
Cette Pig Parde est une mascarade !

Au béton grossier des cochons qui paradent,
la Pig Mascarade répond par des animations artistiques, poètiques, humoristiques, sarcastiques...

Associations, citoyens, artistes, rejoignez la Pig Mascarade ! 

Le Collectif Pig Mascarade

Pig happening à Perros-Guirrec avec le Collectif Pig Mascarade


"Pig mascarade" à Perros-Guirrec (22) filmée par Raphaël Caussimon
Avec la participation de la Cie BOCOCO de l'association Sous le vent, les pieds sur terre (les opposants à la ferme-usine des 1.000 truies à Trébrivan)"



samedi 11 avril 2015

vendredi 10 avril 2015

Sainte-Nitrate en vacances à Perros-Guirrec

Sainte Nitrate en vacances à Perros-Guirec
quelle drôle d’idée
se dit Sainte Nitrate de lisier
Pour un bord de mer

j’en tombe sur mon derrière
ils aiment donc tant le lisier
et les marées puantes
n’ont t-ils pas eu assez d’algues vertes
pour en redemander…
quelle mascarade, cette pig parade !!

lundi 6 avril 2015

Appel à créativité pour la Pig Parade/Mascarade

Tous les artistes sont sollicités pour opposer à ces cochons de béton des oeuvres qui disent la pollution dont nous sommes victimes. Pour que nous n’ayons plus honte d’être bretons, levons-nous de ville en ville pour dire tout haut avec la Pig Mascarade que nous ne voulons plus être les sacrifiés de l’agriculture industrielle porcine.! !

L'association Citoyens à Perros, Sauvegarde du Trégor et tous les associations de la Coordination Verte et Bleue, ainsi que les Coop Bio du secteur lannionais ont constitué un Collectif Pig Mascarade en réaction à la Pig Parade commençant le 4 avril à Perros-Guirec. Ils souhaitent que ce Collectif s'ouvre à toutes les organisations et associations bien au-delà de là seule ville de Perros Guirec et en particulier dans toutes les autres villes bretonnes où cette Pig Parade se produira.

Pas de porcherie industrielle à Poiroux, ne pas suivre l'exemple de Trébrivan !!

Sylvie Gourdon (Trébrivan)
Sables d'Olonne /samedi 4 avril /contre la porcherie industrielle de Poiroux 
Sylvie Gourdon, pour l'association Sous le Vent les Pieds sur terre, et la Coordination Verte et Bleue



Si nous sommes venus de Bretagne en délégation pour soutenir votre combat c'est par solidarité et en toute fraternité.



En effet, à Trébrivan, dans les Côtes d'Armor, nous sommes les opposants à la ''ferme-usine'' des 1.000 truies, la sœur jumelle du projet de Poiroux avec, parmi les associés, la SARL Kerlouann financée au 2/3 par SOFIPROTEOL-AVRIL, comme chez vous. Nous sommes à vos côtés pour clamer haut et fort que les citoyens en ont assez d'être pris en otage par la folie des grandeurs de quelques industriels qui, dans leur arrogance, prétendent nourrir le monde ! Ils l'empoisonnent... lentement mais sûrement !



Il faut que nous soyons de plus en plus nombreux, contre vents et marées, vents nauséabonds et marées vertes et bleues, pour dire :


  • NON à l'industrialisation de l'élevage et à ses conséquences catastrophiques sur l'environnement et la société
  • NON à son cortège de souffrance au travail
  • NON à la maltraitance animale
  • et NON à la malbouffe en fin de chaîne !


Tout ceci est programmé, depuis des décennies, par une politique agricole irresponsable menée sans discernement ni mesure pour des profits à court terme.


En Bretagne, nous sommes témoins de la destruction du patrimoine rural, de la disparition du monde paysan et de ses savoir-faire, de la casse sociale et économique de toute une région et tout cela, malheureusement, dans un climat de résignation. L'Agro-bizz a tellement phagocyté cette région et hypothéqué toute autre forme de développement que les jeunes sont obligés de partir. Par contre, ceux qui ont vidé les campagnes, comme le dit si justement André POCHON, eux se sont bien rempli les poches !



NON, tout cela n'est pas une fatalité ! Heureusement, il y a, bien sûr, de vaillants paysans et des associations de citoyens vigilants et responsables qui résistent courageusement...



Yves-Marie Le Lay (Trégor)
Ne laissez pas construire cette usine à Poiroux car il ne faut pas que la Vendée devienne comme la Bretagne une immense éponge à lisier. Chez nous c'est la mort silencieuse des campagnes ; on ne boit plus l'eau de nos puits, la pêche, la baignade et les sports nautiques en eau douce sont interdits en été à cause des algues bleues et sur les plages du littoral c'est la ronde infernale des tracteurs qui ramassent les algues vertes. A Binic, par exemple on déplace la plage sur les trottoirs pour que les enfants fassent des châteaux de sable en toute sécurité comme à Paris sur les quais de la Seine !



Ne laissez pas construire cette usine, car, celle de Trébrivan, fonctionne depuis janvier 2011 malgré toutes nos victoires juridiques au Tribunal Administratif de Rennes et à la Cour Administrative d'Appel de Nantes. Elevage concentrationnaire :

  • qui produit ses 23.000 porcelets par an
  • qui déverse sur 480 hectares ses 5.000 m3 de lisier dans l'un des châteaux d'eau de la Bretagne dans les bassins versants de l'Hyères et du Blavet
  • Jean Hascoet (Douarnenez)
    qui rejette dans l'atmosphère ses 7 tonnes d'ammoniac


…et tout ça en toute légalité car le préfet vient de signer une nouvelle autorisation d'exploiter qu'il intitule : une régularisation !


En Bretagne, la justice passe, les services de l'Etat outre-passent et l'environnement trépasse...


Ne laissez pas construire cette usine !



Courage, votre lutte est bien engagée car votre combat est juste ! Ne lâchez rien !


… et encore un grand merci pour votre accueil !